Les émotions sont innées. Dès la naissance, le petit bébé n’a pas d’autres moyens de communication que ses émotions. C’est un système de guidance qui permet à l’humain de répondre à ses besoins de survie. Grâce à l’émotion, l’enfant va faire savoir au parent si ses besoins sont comblés ou non. Ex. besoin de dormir, de boire, manger, jouer, se sentir en sécurité, être câliné, rassuré etc.
Les émotions sont des signaux d’alarme. C’est comme les petites lumières du tableau de bord d’une auto. Si les témoins lumineux « manque d’huile, d’essence ou check engine » allument, et que vous ne vous en occupez pas, qu’est-ce qui va se passer? Vous risquez d’aller au garage afin d’éviter qu’elle dysfonctionne. Et bien nos émotions sont les signaux d’alarme de notre bolide intérieur. Je dis souvent : « je suis la première personne avec laquelle je me lève tous les matins, et la dernière avec laquelle je vais me coucher tous les soirs, j’ai avantage à être ma meilleure amie! ».
Nos émotions ont pour rôle de nous renseigner sur notre perception de la réalité, de nous mêmes, des autres et des choses de la vie. Elles sont un guide précieux qui nous permet de répondre à tous nos besoins affectifs d’amour de soi, de respect, d’accueil, de réalisme, de patience, d’indulgence, de solutions, de rassurance, de compréhension, de bienveillance etc…
L’autonomie affective dit : la pensée crée, soit elle crée des pensées positives et des émotions positives. Soit elle crée des idées négatives et des émotions négatives. À force de penser des idées négatives, et d’avoir des émotions négatives, j’aurai bien entendu, des sentiments négatifs.
Exemple : disons que j’ai pris l’habitude de me dévaloriser, de croire que je ne suis doué en rien, que je ne réussirai jamais rien. Je vais avoir ces pensées à répétition avec des émotions de tristesse. Ces croyances vont devenir une programmation à laquelle je crois, et je vivrai tôt ou tard des sentiments de dévalorisation, d’échec, de rejet de moi. La pensée crée, soit elle crée mon bien-être, soit elle crée mon mal-être. La tête décide, le reste du corps suit…
L’autonomie affective nous enseigne que le bonheur est mental. Si je me dis, « ah que je me hais en ce moment, quel idiot! », je ne pourrai pas dire que je me sens bien. Ma croyance que je suis idiot n’a pas le pouvoir de créer mon bonheur. Je me juge au lieu de me comprendre.
Je ne peux pas avoir des émotions et des sentiments positifs si ma nourriture mentale est négative. C’est la loi de cause à effet. Je pense: soit je me nuis, me juge ou soit je me comprends. Devenir autonome c’est apprendre à écouter mes croyances grâce aux émotions dites négatives.
Exemple : disons que j’ai confiance en moi, que j’ai une bonne estime de moi, et que je crois qu’à tout problème, il y a une solution, que je peux apprendre toute ma vie, que j’apprends par essais et erreurs. Ces croyances répétées vont engendrer des émotions de joie, des sentiments d’amour de moi, de paix.
L’autonomie affective travaille avec 4 grandes émotions dites négatives. La colère, la peur, la tristesse et la jalousie. En réalité, les émotions ne sont pas négatives, car elles sont innées et essentielles. Elles peuvent être désagréables mais elles ne sont en rien l’ennemi à abattre! Notre émotivité nous donne accès à nos schèmes de penser répétés toute notre vie, et ce bien inconsciemment! Il est donc primordial d’apprendre à s’écouter penser grâce aux émotions. Voilà pourquoi le rôle des émotions est capital et qu’il faut se réapproprier notre émotivité. Nous verrons plus en détails les émotions dans un prochain article.
Renée Marc-Aurèle, Thérapeute en Relation d’aide – Approche autonomie affective
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